Depuis une dizaine d’années, les communes et Lille Métropole Communauté urbaine se sont attelées à la reconstruction des quartiers les plus dégradés. Appelée politique de la ville renouvelée, cette entreprise au long cours vise à améliorer le cadre de vie des habitants et à conforter l’attractivité et le rayonnement de la métropole.
Mise en œuvre au début des années quatre-vingt, la politique de la ville a, depuis lors, bien évolué. Aux politiques du Développement social des quartiers (DSQ) puis du Grand projet de ville (GPV) a succédé celle du Programme national de rénovation urbaine, définie dans le cadre de la loi de cohésion sociale du 18 avril 2005, plus connue sous le nom de loi Borloo.
Aujourd’hui, de manière incorrecte d’ailleurs, on parle de projets "ANRU" pour désigner ces opérations de grande envergure qui visent à désenclaver et transformer des quartiers particulièrement dégradés pour les rendre agréables à vivre. Elles se caractérisent par la démolition ou la restructuration de logements vétustes, la diversification de l’habitat pour favoriser la mixité sociale, l’aménagement d’espaces publics de qualité, la construction d’équipements publics, la dynamisation du commerce et l’accompagnement social des populations.
De nombreux partenaires
Coordonnés par les communes, ces projets impliquent de nombreux partenaires, à commencer par les bailleurs, les collectivités territoriales concernées, Lille Métropole Communauté urbaine… Ils font aussi l’objet de demandes de financements, dont celles qui sont adressées à l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), « guichet » unique des subventions de l’Etat et d’autres organismes tels que le 1% logement.
L’ANRU a étudié et agréé des programmes dans les 9 villes suivantes : Armentières (Salengro) ; Hem-Roubaix (Hauts Champs/Longchamp) ; Lambersart (Pacot-Vandracq) ; Lille (Lille-Sud, Porte de Valenciennes, Magenta Fombelle) ; Mons-en-Baroeul (Nouveau Mons) ; Roubaix (Trois-Ponts) ; Tourcoing (Pont Rompu, Orions, Belencontre, la Bourgogne) ; Villeneuve-d’Ascq (Pont de Bois) ; Wattrelos (Beaulieu).
Dans le même temps des programmes de requalification de l’habitat ancien dégradé sont prévus à Armentières (Prés du Hem), Lille (Fives, Moulins, Wazemmes, Lille-Sud, Lomme Marais), Roubaix (Est, Ouest et Nord) et Tourcoing (Phalempins, Virolois/Croix-Rouge, Flocon-Blanche Porte).
A terme, à l’horizon 2012-2013, une cinquantaine d’opérations auront été réalisées : 6 500 logements reconstruits, dont 3 800 HLM ; plus de 8 000 logements HLM réhabilités ; plus de 9 000 logements HLM résidentialisés ; 2 500 logements traités ou créés dans le cadre de la requalification du parc ancien.