Mobilité : rééquilibrer les usagesLa fréquentation des transports collectifs ne cesse de croître d’année en année. Pour faire face à cette augmentation du trafic, la Communauté urbaine a mobilisé des moyens importants et a fixé les transports
comme l’une des priorités de l’actuel mandat.
A la fin des années 1990, environ 100 millions de voyages étaient effectués dans les transports urbains communautaires. Dix ans plus tard, le cap des 150 millions est atteint ! Pour éviter une saturation du réseau, notamment dans le métro, la fréquence des rames a été augmentée aux heures de pointe et la station Lille-Flandres a fait l’objet de travaux d’agrandissement significatifs. On estime que 100 000 voyageurs y transitent chaque jour. Dans le cadre d’un plan bus volontariste, la toute première ligne de bus à haut niveau de service Ronchin-Lille-Comines a été mise en service en janvier 2008. Celle-ci a renforcé le réseau existant et, après un an d’exploitation, a rempli ses objectifs, soit 13 500 voyageurs par jour. Une stratégie payante, le réseau de bus ayant enregistré une progression de plus de 10 % en 2008. Quatre nouvelles lignes à haut niveau de service seront opérationnelles dans les années à venir : Wattignies- CHR B Calmette-Loos, Roubaix-Hem, Tourcoing-Roubaix-Roncq et Roubaix- Wattrelos.
Irriguer l’ensemble du territoire Après la tenue du Grand débat sur la mobilité, une délibération majeure sur les déplacements a été votée le 17 avril dernier. “Ce qui intéresse nos concitoyens, c’est de savoir comment nous allons faire pour qu’ils puissent trouver le moyen de transport le plus adéquat”, insistait Martine Aubry, soulignant l’importance “d’irriguer l’ensemble des territoires et de répondre au défi du développement durable”. Si aucun mode de transport ne peut constituer à lui seul la réponse aux enjeux à venir, un rééquilibrage des usages est néanmoins indispensable. L’intermodalité doit se banaliser. C’est la fonction des pôles d’échange où convergent trains, bus, vélos et voitures. Après Armentières, des équipements de ce type sont programmés à Don, La Bassée, Seclin et Pont de Bois à Villeneuve-d’Ascq. La question de la mobilité ne s’arrête pas aux frontières communautaires. En partenariat avec la Région, la SNCF, RFF et la Société Nationale des Chemins de fer Belges (SNCB), la Communauté urbaine entend renforcer le rôle du train en optimisant les gares actuelles et en créant de nouveaux axes Sud-Nord et Sud-Ouest. Un système de billettique permettra, à terme, de prendre indifféremment tel ou tel mode de transport. Objectif 2020 : 65 % de nos déplacements se feront en mode doux.
Vélo : changement de braquet !Depuis l’adoption de la loi sur l’air (1996) et la mise en oeuvre du premier Plan de déplacements urbains (2000), la Communauté urbaine intensifie sa politique en faveur du vélo. Il y a dix ans, le réseau cyclable métropolitain s’étendait sur 200 km. Il atteint aujourd’hui environ 350 km auxquels s’ajoutent 130 km de voies vertes. Chaque projet de voirie fait désormais l’objet d’une étude spécifique d’aménagement de voie cyclable. En 2009, pour la première fois, un budget propre ’un million d’euros a été alloué pour accélérer l’extension du réseau. Une soixantaine de chantiers ont ainsi démarré dans 13 communes de la métropole. Pour autant, la part modale du vélo ne représente actuellement que 2 % des déplacements. L’objectif est de la multiplier par cinq d’ici à 2020. Les Etats généraux du vélo, qui se sont tenus à Tourcoing et Courtrai en octobre 2009, ont permis d’évaluer les attentes des usagers et de mesurer le potentiel de Lille Métropole. Entre autres sujets ont été abordés le développement du réseau cyclable et des voies vertes, la multiplication des stationnements et des garages sécurisés, la mise en place de vélos en libreservice en 2011, prévue dans le renouvellement du contrat de la délégation de service public transport…
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Plus de ramesPour faire face à l’augmentation constante du trafic dans les transports collectifs et éviter les risques de saturation, en particulier dans le métro, les rames de la ligne 1 doivent être doublées. Le chantier est prévu en 2017, 2015 si l’évolution du trafic l’exige.
Priorité piétons !Conformément à la réglementation nationale, Lille Métropole aménage de nouvelles zones dites de rencontre. Celles-ci doivent satisfaire trois critères : priorité aux piétons, vitesse limitée à 20 km/h, stationnement autorisé sur les emplacements aménagés.
Pour les entreprisesLa Communauté urbaine de Lille est l’une des premières collectivités territoriales à avoir mis en place un plan déplacements entreprise. Elle participe à hauteur de 50 % aux abonnements SNCF et Transpole de ses agents. Elle les incite à utiliser le covoiturage par le biais du site internet osezcovoiturer.com et met à leur disposition un parc de vélos et un garage sécurisé.
La solution vélopole Prendre son vélo puis le métro ou le train, c’est possible grâce aux vélopoles. Ces parkings sécurisés, où l’on peut également louer un vélo, sont implantés à proximité de stations stratégiques - Tourcoing Centre, Quatre Cantons, CHR BCalmette, Les Prés, Saint-Philibert - et des pôles d’échanges.
L'autopartageL’autopartage ou la voiture en libre service A ne pas confondre avec le covoiturage, l’autopartage est un mode de déplacement alternatif qui permet de disposer d’une voiture en libre service 24h/24 et 7j/7. Ce service s’adresse à tous ceux, particuliers ou professionnels, qui ont besoin d’une voiture ponctuellement.
L'autopartage présente un bénéfice écologique (Une voiture Lilas est partagée par plus de 30 abonnés et remplace 7 ou 8 voitures de particuliers ; les emplacements de parking des stations Lilas sont en correspondance immédiate avec le réseau de transport en commun )
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