Moins de déchets pour nos enfants
Aujourd’hui, tous les habitants de la métropole trient leurs déchets, des équipements respectueux de l’environnement ont été bâtis et tous les circuits pour donner une nouvelle vie à ce que l’on rejette sont installés. Certains déchets sont valorisés en électricité dans une usine qui traite ses fumées, d’autres sont utilisés pour faire du compost ou du biogaz qui alimentera les bus urbains (Lille Métropole est le chef de file du programme Européen Biogasmax). Une partie importante des déchets est réinjectée dans les filières de recyclage grâce aux centres de tri. Un traitement des résidus urbains respectueux de l’environnement suppose également qu’on limite le ballet des camions. Le nouveau Centre de Valorisation Organique (CVO) qui traite les bio-déchets est construit en “bord à canal” et permet le convoyage par péniche. Le biogaz produit dans cette unité alimente déjà certaines bennes à ordures et prochainement, la flotte de bus urbains.
Recyclage maximum Qu’on parle de valorisation, de recyclage ou de réemploi, tout est fait pour donner une seconde vie aux déchets et économiser la matière première. Les deux centres de tri qui récupèrent déjà une part importante du gisement sont complétés par des déchèteries situées de manière à ce que chaque habitant ne mette pas plus d’un quart d’heure pour s’y rendre. Le réseau actuel en compte huit et s’étoffe peu à peu pour mailler tout le territoire. A ces centres d’apport volontaire s’ajoutent différents circuits de ramassage spécifiques pour les déchets ménagers spéciaux, les déchets médicaux et les encombrants, toujours en évolution. A l’avenir, un des enjeux est d’affiner le tri pour récupérer le plus de matières possible tout en veillant à ce que les déchets ré-employables soient effectivement utilisés. En attendant, les expériences pour optimiser le tri et l’indispensable information des usagers se poursuivent…
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Du compost pour les agriculteursTrès utilisé par les agriculteurs qui en sont friands, le compost est produit par le Centre de valorisation organique. Cet équipement qui ne traite que les déchets verts (tailles de haies, restes de repas…), produit différentes qualités de compost et du biogaz pour alimenter des bus ou des bennes à ordures. Le compost, qui n’a pas exactement les mêmes caractéristiques que l’engrais (pas d’ajout de produits chimiques) est vendu aux agriculteurs de la région.
Trions un peuUne des principales nouveautés de la collecte sélective est sans aucun doute l’utilisation de centres de tri. Véritables petites usines automatisées, ils recueillent les déchets provenant de la collecte sélective et effectuent un tri très fin de ce que l’on a déjà trié. Avec de nombreux robots qui séparent les déchets selon leur poids, leur transparence, leur magnétisme… Ces centres fournissent de la matière première aux filières qui recyclent. Le second centre, plus automatisé, a permis de maintenir le recyclage de 90 000 tonnes de déchets malgré l’incendie qui a ravagé celui d’Halluin.
Nouveau dispositifTriselec, la société qui gère les centres de tri, a mis en place un dispositif original d’aide à lla formation, à la réinsertion et au reclassement de son personnel. Ceux-ci bénéficient par exemple d'une formation continue aux nouvelles technologies. En dix ans, 1 971 personnes en ont bénéficié et 724 ont été reclassées.
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