Aménagement de la métropole
Le 05/11/2026

Fives Cail : la transformation continue

Le chantier du parc est désormais engagé, alors que l’aménagement du site se poursuit et que les 1 000 premiers habitants vivent au cœur du site réhabilité.

Sur le site de l’ancienne usine Fives-Cail-Babcock à Lille-Fives-Hellemmes, les chantiers se multiplient alors que l’écoquartier déjà métamorphosé a pris vie, entre le lycée hôtelier international de Lille, la Brasserie Fives Cail, la LOCO, totem de l’économie sociale et solidaire, et l’école de design, l’Esdac.
Après la visite de la piscine en cours d’aménagement (premiers plongeons prévus à l’été 2027), nous avons rechaussé les bottes de chantier pour découvrir le site du futur parc de plus de 5 hectares. Antoine Soyer, responsable de l'opération Fives Cail pour la Soreli, aménageur de la ZAC Fives Cail Babcok pour la Métropole, nous y a guidés (lire son interview ci-dessous). 
Autre bonne nouvelle, 500 nouveaux logements sont à construire sur le site. Dès le printemps prochain, 44 logements (dont 8 logements accessibles avec le Bail réel solidaire) seront livrés boulevard de l’Usine, construits par LMH (Lille Métropole Habitat), le bailleur social de la MEL. Le quartier n’en finit pas de se transformer.

Antoine Soyer, responsable de l'opération Fives Cail pour la Soreli, aménageur de la ZAC Fives Cail Babcok pour la Métropole

Pourriez-vous nous présenter le projet d’aménagement du parc, et plus globalement celui de réaménagement de cette friche industrielle ? 
Nous sommes ici au cœur du chantier d'aménagement du futur parc de la ZAC Fives Cail, engagé en septembre dernier. Le projet Fives Cail, c'est principalement un projet de reconversion de friches industrielles, qui est porté par la MEL, la ville de Lille et la ville associée d’Hellemmes, et qui a été confiée à la Soreli. 

Concrètement, comment se transforme le site ? 
L'idée est de réattribuer une fonction urbaine à ce site qui a, pendant 150 ans, eu une fonction industrielle. Fives Cail était un groupe important au niveau national, qui produisait pour l’industrie liée au rail, l'industrie sucrière, des éléments de charpente… Parmi les éléments symboliques et connus qui sont sortis de ces ateliers, on peut citer les ascenseurs hydrauliques de la Tour Eiffel, la charpente de la gare d'Orsay et le pont Alexandre III, à Paris, et les premières rames du VAL [premier métro automatique de la métropole]. Nous avons ici un programme d'espaces publics à réaliser, qui réunit 1 000 logements environ, des équipements publics et de nombreuses activités et commerces.

Pourriez-vous nous détailler le projet du futur parc ?
C'est un grand parc de plus de cinq hectares, dans lequel on va retrouver beaucoup d'usages, des aires de jeux pour enfants, des aires de détente, des aires réservées à la biodiversité (dont une mare, par exemple). Depuis quelques jours, suite à la déconstruction d’une partie des murs d'enceinte du site, le public découvre le futur emplacement du parc. L’une des entrées est réalisée sous la halle Saint-Louis, qui était la plus haute d'entre toutes (32 mètres au faîtage) et qui, en fin d'exploitation, a accueilli notamment la fabrication des têtes de tunnelier du tunnel sous la Manche. Cette halle est déshabillée, en cours de curage et bientôt de déplombage. Elle va être échafaudée dans sa totalité pour une durée d'environ un an, avant remise en peinture des structures sur place. L’ouverture (hors halle Saint-Louis) est prévue courant 2028.

Et nous dire quelques mots du réemploi ?
Ce sujet est traité de manière très ambitieuse sur ce projet et nous venons de recevoir le label 2EC du ministère de la Transition écologique, remis par le CEREMA, qui accompagne notamment les porteurs de projet qui ont des pratiques innovantes dans ce domaine. Fives Cail est le premier et encore le seul projet régional labélisé. Plus de 85 % des matériaux issus de la déconstruction sont valorisés. Les briques, les dalles de béton, les structures métalliques… sont réemployées et seront demain transformées en support de mâts d'éclairage, en mobiliers urbains, en matériaux de chaussée. Au sein de cette usine, nous avons retrouvé des objets singuliers (rouleaux de canne à sucre, cheminées d’extraction…) qui témoignent de la mémoire du site et seront réemployés dans le parc par exemple.

En chiffres

  • 25 hectares (10 hectares déjà réhabilités), dont 13,5 d’espaces publics
  • + de 85% des matériaux issus de la déconstruction valorisés sur le site
  • 1030 logements à terme (dont 500 logements réalisés)
  • 1000 habitants installés
  • Une piscine prévue pour l’été 2027 (investissement MEL 21,7 M€)
  • Investissement MEL : 83 M€ HT sur les 163 M€ HT du projet (la ville de Lille participe à hauteur de 34 M€ HT)

 

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